Archives Mensuelles: août 2012

BCB Para Bellum

Les 25 et 26 août, s’est tenue la 9e édition du Berry Champ de Bataille, BCB pour les intimes. Comme tous les ans, 900 personnes (environ 400 dans chacun des deux camps) étaient réunies pour replonger, l’espace d’un weekend, plusieurs siècles en arrière, au temps des chevaliers.

Cette année, il est encore question de conquête de territoires. Nous sommes entre 500 et 600 après J-C. Le seigneur Uther Pendragon (jaune et or sur fond vert) tente de conquérir les Isles Anciennes, sous le contrôle d’Aillas (blanc et argent sur fond noir). A leurs côtés, un État-major composé de sept personnalités. Sous leurs ordres, des chefs de guerre qui dirigent des compagnies.

Les Isles Anciennes

Les États-majors ne connaissent du terrain qu’une carte, qu’il leur faut compléter. Les compagnies, composées d’un chef de compagnie et d’une dizaine de soldats, sont les yeux et les oreilles de leur seigneur. L’occupation du territoire passe par la prise d’un fortin, situé à 2km de chaque camp.

Pour cette édition 2012, c’est le camp noir et argent qui a rapidement pris l’avantage. Dès le samedi matin, la première bataille a vu une victoire assez rapide d’Aillas. Cependant, le camp vert et or a pris de l’avance sur la découverte du territoire. Leurs missions de reconnaissance se sont avérées plus performantes. Une bataille rangée les oppose, dans l’après-midi aux noir et argent, autour du fortin. Cette fois, ce sont les soldats du seigneur Uther qui l’emportent haut la main. Le samedi s’est achevé sur une invasion éclair du camp vert et or par les noir et argent.

La nuit a été très agitée pour Uther et ses hommes. Après une rébellion inédite dans l’histoire de BCB, l’État-major est renversé et remplacé par une compagnie. Au matin du dimanche, c’est donc une toute nouvelle équipe qui affronte l’État-major d’Aillas, lors de la bataille finale.

Finalement, Uther Pendragon ne reprendra jamais les Isles Anciennes. Son camp est défait 490 points à 795 par les noir et argent. Le weekend médiéval s’est terminé par une bataille … de câlins entre les joueurs des deux camps et un repas bien mérité dans leurs auberges respectives.

En attendant l’année prochaine, on nous a glissé qu’en 2013 BCB soufflera ses dix bougies et prépare un événement spectaculaire. Il s’agirait d’un camp unique partagé entre quatre équipes. En somme : 1 000 joueurs dans un même village médiéval.

Ça promet !

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BCB Para Bellum – Portraits de compagnies

Pendant les deux jours qu’a duré BCB, nos photographes se sont efforcés de tirer le portrait de toutes les compagnies noir et argent.

Par ailleurs, nous tenons à présenter nos excuses aux compagnies de l’autre camp, les vert et jaune, que nous n’avons pas pu rencontrer pendant ce weekend.

Voici donc une partie des joueurs de BCB Para Bellum :

Les noir et blanc d’Aillas

Les vert et jaune d’Uther Pendragon

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News cosplay _ Facebook se lance à la chasse aux profils des cosplayeurs

Le géant du réseau social avait annoncé, il y a quelques temps déjà, son intention de supprimer les « faux » profils Facebook. Sur les 901 millions de profils existants aujourd’hui, environ 83 millions seraient faux, soit 9%. Facebook considère comme un faux compte, tout profil doublon (créé deux fois à cause d’un oubli de mot de passe ou bien création d’un profil perso et d’un profil pro), inapproprié ( pour une associations, un animal ou une entreprise) ou indésirable (de spammeurs). « Les utilisateurs de Facebook donnent leur vrai nom et de vraies informations les concernant » peut-on lire dans les conditions d’utilisation du réseau social.

Le site DailyDot révèle que, mardi, de nombreux cosplayeurs ont vu leur profil Facebook supprimé du jour au lendemain, car considérés comme inappropriés. C’est le cas notamment des profils qui affichent le mot « cosplay » dans le champ réservé au nom du titulaire du compte. Pour Facebook, les cosplayeurs devraient plutôt utiliser une page « fan » pour présenter leurs activités. Ce qui n’est pas pour plaire aux intéressés, pour qui un profil Facebook sert aussi à entretenir un réseau d’amis cosplayeurs, de photographes et d’organisateurs. Ceux qui ont vu leur profil supprimé ont perdu tous ces contacts.

Pour Facebook, le pourcentage important de faux comptes pose des soucis économiques. Le site n’est pas en mesure de donner un nombre réel de comptes aux annonceurs, qui ne peuvent donc pas diffuser leurs publicités ciblées. L’essentiel des ressources du site communautaire provenant de la publicité, Facebook doit maintenir un haut niveau d’attractivité envers ses annonceurs afin d’éviter d’aggraver le cours de son action en bourse.

Memoire Hana de Lioncourt incarne le personnage de Serah Farron (Final Fantasy XIII)
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Le Festival du Nombril du Monde, deuxieme jours.

Deuxième jour de festival, la benaiserie infuse doucement le public

Deuxième jour sur le festival du « nombril du monde ». Quoi de mieux pour commencer son après midi qu’une petite sieste somnambulique traitant de l’art brut au sein même du petit village de Pougne-Hérisson. C’est donc dans une ballade de 30 minutes en suivant une guide conférencière de l’association « Atemporel » qui nous a appris, en se basant sur de véritables courants artistiques, à discerner l’art insoupçonné d’une cabane de jardin, constituée de tôle et de grillage à poule, l’art caché derrière une plaque d’acier galvanisé, ou même la beauté caché dans une façade de maison d’après guerre.

notre guide nous faisant découvrir l’art subtil de la cabane de jardin

La sieste terminée, nous nous sommes dirigé vers l’école d’agriculture au pied du château, pour la conférence burlesque du professeur Jérome Rouger: « pourquoi les poules préfèrent être élevées en batterie ». Pour commencé, en droit de réponse  a la demande du publique faite la veille, pour avoir une conférence sur la sexualité des animaux, un poème grivois et une chanson paillarde au texte très éloquant, aillant pour titre la branleuse de taureaux, plus tard, le thème de notre bonne vielle poule à put être abordé.

« Vous n’êtes pas nais pour être nul et vivre zéro, avec l’école d’agriculture tout le monde à sa chance »

Evidement la première question logique fut : qu’est ce qu’une poule ? Du mot poulous qui signifie petit animal. Nous n’évoquerons pas les femelles de certain oiseaux, comme la poule faisane, ni  de la femelle humaine souvent appelée « ma poule ». Cette conférences, ne concerna que la galus galus domesticus, autrement dit la poule domestique. Nous y avons appris que  80% des poules ont optées pour être élevées en batterie, et qu’elles sont passées de 550cm² à 750cm² d’espace vital par poule dans une batterie. Alors pourquoi les poules sont prêtent à migrer d’Allemagne ou de Suisse ou l’élevage en batterie a été interdit ? Ce n’est sûrement pas car elles veulent boire des coups avec leurs copines, ou même une quelconque morale judéo-chrétienne, préfèrent laisser son territoire au autres. Apparemment ça serait plutôt un sentiment d’insécurité qui les pousserait à se coller les unes aux autres, un peu comme les camping-cars sur les aires de repos. Ce qui prouve bien que les expressions, « avoir la chaire de poule », ou même « être une poule mouillé » ne sont pas là par hasard.

Cette conférence fut entrecoupée des travaux pratiques de Mr Fabien Caso champion du monde en imitation de poule, venu à Pougne-Hérisson pour apprendre au public élève  a imiter avec brio notre célèbre gallinacé, en nous indiquant sur quel côt jouer. Et d’un léger aparté sur les différentes maladies de la poule, illustrée par notre même champion imitateur.

Jerome Rouger professeur de l’ecole d’agriculture nous parle de la poule.

Ayant un peu de temps libre après cette conférence, nous avons décidé d’aller passer notre code brouette, en vu de passer notre permis brouette. N’ayant que peu de temps nous avons passé cette étape en seulement 4 questions. Une foi cet étape passée nous nous sommes dirigé vers l’épreuve pratique. Ici plusieurs bolides disponible : la brouette formule 1 pour un conducteur et un passager, la brouette transport en commun pour deux passagers confortablement installés et deux conducteurs aux bras solides, une brouette poids lourd pour les pros des manœuvres millimétrés, et enfin la brouette couchette, pour un passager confortablement installé sur un sac remplis de foin et un pilote avisé pour ne pas renversé son véhicule avec la personne s’y trouvant. C’est au « volant » de cette dernière que je me suis élancé sur le parcours sous l’œil attentif de mon examinateur. C’est après mainte manœuvre que nous avons put rentrer au garage où le préfet de Pougne-Hérisson  ma remis mon permis berrouette (la brouette en patois local).

Il faut savoir que ce permis est très rare, celui-ci n’est passable uniquement à Pougne-Hérisson et ce que pendant 4 jours tout les deux ans, mais en contrepartie celui-ci est utilisable partout dans le monde, jusqu’au fin fond de l’Himalaya.

                                                                                

Le code brouette, une épreuve ardue

Une foi notre nouveau permis en poche, nous nous somme dirigé vers le point fort de la journée, La Frousse profonde. Car il faut savoir que la plus part des gens présent étant issus de la ville, la campagne leur fait peur, avec leurs insectes, leurs animaux, leurs coutumes bizarres. Il à donc été décidé de démarer  grande déambulation en l’honneur de Saint Pou. Il faut savoir que pou en patois gâtinais signifie la peur.

Une cinquantaine d’épouvantails ont donc était constitués a l’image  des peurs les plus redoutés, la mort, le retard, les araignées, le viellissement, j’en passe. Le tout séparé en 6 groupes représentant les 7 péchés capitaux (oui Pougne-Hérisson est un village anticonformiste qui l’assume très bien à notre plus grand plaisir) cela c’est transformé en les 6 peurs capitales : les peurs gourmandes, les peurs colériques, les peurs envieuses, les peurs paresseuses, les peurs jalouses, et les peurs de la luxure.

C’est donc dans son grand cortège que nous avons suivis le très Saint Pou sur son rocking-chair  entouré de ses pleureuses vers le grand bucher, pour y incinérer nos peurs en déclamant ces paroles magique : « Saint pou libère nous, libère nous de nos pous » (rappelez vous que ceci est du patois. Par manque de chance le temps fut déclaré trop sec pour permettre une bonne incinération en toute sécurités, c’est donc sur une mélodie jouée par les quatre membres de la fanfare Grabbuge que les peurs ont étaient exorcisées par la danse plutôt que détruites par le feu.

Le grand Saint Pou porté par ses brancardiers, accompagné d’une pleureuse

C’est après avoir croisé une célébrité, et mangé une pizza  bien mérité que nous avons repris notre route vers notre dernière animation de la journée : La grande kermesse de Menetreux.

Là bas, pas de chamboule-tout, ni de tir à la carabine, ou de lancé d’anneaux. Mais plutôt un tiercé fox-trotte élu plus beau stand de l’année, présenté par Richard chasseur repentit,  à base de renards empaillés qui font la courses à grand coup de poulie.

Juste à coté le Parisien de Menetreux tient le stand de force du célèbre lancé de frigo, ou s’enchaine les musclés, pour gagner la grande finale de lancé face au champion lui-même : le maire de Menetreux.

Un peu plus loin le club des jeunes s’occupe de nos ados, avec un jeu digne des J.O : le cassage d’assiettes en mobylette : le joueur choisis son arme parmi une série de lance pierre, attache une assiette sur son promontoire, puis monte à l’arrière de la mobylette conduite par l’animateur qui s’élance le long du chemin, où le joueur doit dégommer son assiettes grâce au lance projectile précédemment choisis. Si celui-ci gagne, il double sa mise et remporte  les morceaux de l’assiette.

Nous pourrions aussi vous parler de la loterie de la sainte vierge, ou même du jeux de panier garnis où il faut trouver le poids du panier, mais aussi celui du porteur, ou encore du très célèbre jeu de la maison de retraite, mais il se fait tard, nous y retournerons surement avant la fin du festival pour vous donner plus de détails.

le stand fox trotte de Richard, élu plus beau stand de l’année 2012/2013

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Le Festival du Nombril du Monde, premier jour.

 » Ra-len-tis-sez !

Et détendez-vous. Voilà, comme ça.

Ici la culture se goûte,

S’appréhende, dans la benaiserie,

Et s’étend len-te-ment,

Dans le temps

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Ffffff…

Juste un souffle

sur vos oreilles…

Bienvenue

En

Terres cultivées !

Quatre  jours et quatre nuits pour venir battre la campagne et revenir plus fins, pour faire une expérience hors champs. On vous invite à participer au plein champ, au chant, au fertile, à la chaudure des partages humanité, de cris de bêtes et jeux stupides. Le Nombril du Monde revient à ses fondamentaux.

La campagne se dévoile, s’imagine.

Il est encore temps, compagnons. « 

-Yannick Jaulin

Malgré un temps maussade et un soupçon de pluie le public était au rendez-vous pour cette ouverture du festival, dans le petit village de Pougne-Hérisson (79).

Dès notre arrivée sur le site du festival, nous sommes accueillis par d’étranges hommes en rouge qui, au choix, content une petite histoire ou pausent une devinette. Ces personnages ne sont autres que la célèbre brigade d’intervention « U.C.C.T » (Unité de Contes Tout Terrain) et sont aussi là pour aider les visiteurs à acheminer leurs glacières jusqu’au champ Pinsard, où se tient un pique-nique géant. D’autres membres de la brigade nous y attendent pour égayer le repas, assistés des quatre musiciens de la Fanfarone de Grabbuge, pour nous faire attendre le début de la grande cérémonie d’ouverture, animée par le Captain Iglo.

« 1000 glacières contre le réchauffement climatique », voici ce que nous propose le Captain Iglo, incarné par le conteur du Nombril du Monde, Yannick Jaulain. Le programme suggérait aux visiteurs de venir avec des glacières rigides. C’est donc avec lesdites glacières, non pas 1000 mais plutôt une bonne cinquantaine, que les bénévole du Nombril ont fabriqué un igloo pour lutter contre le réchauffement climatique, sous les frasques du capitaine, retransmises par une traductrice franco-gesticulatrice.

 » On pourra faire une constatation, c’est que la glacière moderne est en général bleue !  »

-Captain Iglo.

C’est donc autour de ce monument incongru et avec une certaine sérénité que les visiteurs, pour un acte fort et symbolique pour la planète, se sont donné la main pour recréer la chaîne du froid. C’est aussi avec une grande tristesse que nous avons assisté à l’écroulement de l’igloo sur lui-même. Comme quoi le réchauffement climatique est un véritable problème. Captain Iglo nous invite donc à reproduire cette expérience un peu partout, pour faire reculer ce phénomène.

15h, arrive l’heure de la sieste. C’est sur un fond de musique diffusée par OmbilikFM, radio créée tout les deux ans pour le festival et hébergée sur les ondes de Radio Gâtine, que les festivaliers se sont répartis sur les différents lieux de sieste, selon leurs préférences. Pour notre part, nous avons opté pour une sieste musicale, embarqués dans 50 minutes de détente mélodique en compagnie d’un guitariste armé d’une boîte à effet, pour un résultat optimal de plénitude sur le champ des Oisifs. Une centaine de personnes s’y reposaient, que ce soit dans des chaises-longues, assis dans l’herbe, voir même allongés sur des chirons (rochers de la Gâtine). Ce fut un grand plaisir de voir à quel point le public s’est laissé porter et a, dès le premier jour, su jouer le jeu du festival.

 

Pour finir notre journée, nous embarquons pour le spectacle interactif « En turbulence avec Adèle R. » de la compagnie Tout Samba’L. Adèle R. personnage mi-femme, mi-oiselle, pense au fin fond de sa tête de linotte que l’homme du 21éme siècle sera un oiseau. C’est donc pour préparer son public à ce grand changement qu’Adèle, au travers d’une ballade de 1h15, de bonne humeur, nous guide vers notre transmutation en oiseau migrateur. Elle explore comment « l’animalité nous ramène à l’essentiel de l’existence, à notre humanité dans ce monde binaire et bestial. » C’est donc après avoir observé, mimé, appris des oiseaux que nous sommes repartis de ce premier jour de festival la tête pleine de souvenirs.

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Instant culture : La peinture corporelle Aborigène

Les costumes et le maquillage, sont d’ordre culturel dans certains pays, c’est bien connu. C’est en nous rendant au festival « Le rêve de l’Aborigène » que nous avons compris l’importance de ces derniers. Nous allons donc parler plus en détails de maquillage et plus précisément, de la peinture corporelle chez les Aborigènes d’Australie.

L’application homogène de pigments naturels sur le corps constitue la pratique la plus courante. Ce type de peinture corporelle uniforme est principalement utilisé lors de cérémonies funéraires, car elle offre une protection contre les émanations spirituelles considérées comme potentiellement dangereuses qui se propagent dans certaines situations :

  • lors de funérailles, alors que l’esprit du défunt s’attarde près de sa dépouille,
  • Ou bien à l’approche de certains sites sacrés considérés comme dangereux.

La couleur blanche est la couleur de la mort et des esprits.

A l’occasion d’autres cérémonies et rituelles, les Aborigènes peuvent être amener à dessiner sur leurs corps des graphismes relativement complexes, dont les lignes entrecroisées, signalent notamment l’appartenance clanique.

Ces peintures sont sacrées. Lors des cérémonies et danses, elles sont un moyen d’entrer en contact avec les ancêtres, afin d’accéder à leur savoir et leur sagesse, lors d’une sorte de transfert spirituel.

Elles sont aussi utilisées lors de la cérémonie de passage à l’age adulte.

Peindre les motifs sacrés sur le torse de l’enfant, c’est lui transférer la discipline,  le respect de soi et des autres. Nous lui donnons une peinture afin qu’il puisse devenir un homme, un véritable homme. Le corps est relié par cette symbolisation, cette délégation de l’autorité. Il portera cette peinture pour la vie. Quand sa vie s’achèvera, le corps portera toujours cette peinture. Cela fait partie du respect du symbole de notre clan. Cette peinture devient son corps. C’est l’ouverture d’un espace très sacré et secret duquel il aura la responsabilité toute sa vie…

Richard Gandhuwuy, (source: Jessica de Largy Healy « Corps des hommes, présence des ancêtres : la peinture corporelle aborigène dans le nord de l’Australie », Corps 2/2007 (n° 3), p. 49-55)

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