Instant culture : La peinture corporelle Aborigène

Les costumes et le maquillage, sont d’ordre culturel dans certains pays, c’est bien connu. C’est en nous rendant au festival « Le rêve de l’Aborigène » que nous avons compris l’importance de ces derniers. Nous allons donc parler plus en détails de maquillage et plus précisément, de la peinture corporelle chez les Aborigènes d’Australie.

L’application homogène de pigments naturels sur le corps constitue la pratique la plus courante. Ce type de peinture corporelle uniforme est principalement utilisé lors de cérémonies funéraires, car elle offre une protection contre les émanations spirituelles considérées comme potentiellement dangereuses qui se propagent dans certaines situations :

  • lors de funérailles, alors que l’esprit du défunt s’attarde près de sa dépouille,
  • Ou bien à l’approche de certains sites sacrés considérés comme dangereux.

La couleur blanche est la couleur de la mort et des esprits.

A l’occasion d’autres cérémonies et rituelles, les Aborigènes peuvent être amener à dessiner sur leurs corps des graphismes relativement complexes, dont les lignes entrecroisées, signalent notamment l’appartenance clanique.

Ces peintures sont sacrées. Lors des cérémonies et danses, elles sont un moyen d’entrer en contact avec les ancêtres, afin d’accéder à leur savoir et leur sagesse, lors d’une sorte de transfert spirituel.

Elles sont aussi utilisées lors de la cérémonie de passage à l’age adulte.

Peindre les motifs sacrés sur le torse de l’enfant, c’est lui transférer la discipline,  le respect de soi et des autres. Nous lui donnons une peinture afin qu’il puisse devenir un homme, un véritable homme. Le corps est relié par cette symbolisation, cette délégation de l’autorité. Il portera cette peinture pour la vie. Quand sa vie s’achèvera, le corps portera toujours cette peinture. Cela fait partie du respect du symbole de notre clan. Cette peinture devient son corps. C’est l’ouverture d’un espace très sacré et secret duquel il aura la responsabilité toute sa vie…

Richard Gandhuwuy, (source: Jessica de Largy Healy « Corps des hommes, présence des ancêtres : la peinture corporelle aborigène dans le nord de l’Australie », Corps 2/2007 (n° 3), p. 49-55)

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