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Japan Expo 2012

Samedi 7 juillet, s’est tenu le 13e salon Japan Expo, au Parc des Expositions Paris Nord-Villepinte. Le plus grand salon consacré à la culture japonaise, manga et geek dure quatre jours et rassemble exposants, animations et visiteurs venus de toute l’Europe. Cette année encore, Japan Expo a partagé le Parc des Expositions avec le Comic Con, plus spécialisé dans la culture comic, scifi et jeux vidéo.

Samedi, tout le monde le sait, c’est « the day to be ». Et pour cause, le planning était très chargé pour cette treizième édition. L’invité d’honneur du salon, ce samedi, était Naoki Urasawa, l’auteur des séries Pluto, Billy Bat, Monster ou encore 20th Century Boy, pour ne citer que les plus récentes. Il a donné deux séries de dédicaces et une conférence.

Une autre conférence qui a attiré notre attention, est celle donnée par l’ingénieur et directeur de recherches à l’AIST, Takanori Shibata, créateur du robot thérapeutique PARO. Sous ses airs de bébé phoque en peluche, PARO est un bijou de technologie. Sensible à la lumière, au son, au toucher, bourré de capteurs et articulé comme un vrai phoque, PARO est capable de mimer l’interaction entre l’homme et l’animal et peut se comporter de la façon que préfère l’utilisateur. Il est utilisé dans les maisons de retraites ou les maisons médicalisées pour personnes âgées pour palier à l’enfermement qui gagne les Japonais de plus en plus âgés. PARO est utilisé comme les chiens pour les thérapies, mais à l’inverse d’un véritable animal, il ne mord pas, il ne provoque pas d’allergies et peut être introduit facilement dans les hôpitaux. Ce petit phoque a prouvé scientifiquement qu’il était capable de réduire le stress et de faciliter la sociabilisation des patients séniles ou autistes. On remarquera d’ailleurs que le professeur Shibata n’a pu s’empêcher de le caresser tout au long de sa conférence.

Sur la scène culturelle Japan Expo, l’artiste Kôshiro Minamoto présente un spectacle de kabuki basé sur la musique et les arts martiaux, accompagné de joueurs de koto et de kotsuzumi. Ces deux instruments aux nom exotique sont traditionnels et servent très souvent à accompagner les danses et le théâtre japonais. Cette prestation, créée spécialement pour Japan Expo, met en scène trois personnages : une femme, représentant les cerisiers en fleurs de la préfecture de Fukushima dévastée par le tsunami le 11 mars 2011 ; un guerrier qui protège cette femme ; un homme menaçant, on devine l’incarnation du tsunami.

Et bien sûr, comme chaque année, de très nombreux stands. Pour l’anecdote, il faut noter que cette année, un jeune créateur est venu présenter un nouveau modèle d’oreilles de chat, tant appréciées des filles sur ce genre de convention. Cette nouvelle génération d’oreilles est doté d’une batterie et d’un capteur, fixé sur la tempe, qui analyse les micro-mouvements du visage. Les oreilles bougent en fonction de « l’humeur » de la personne qui les porte. Comptez quand même 120 à 150 euros la paire. Il semble tout de même qu’elles aient rencontré un vif succès, vu le nombre de visiteurs croisés avec ces oreilles sur la tête.

C’est ainsi que s’achève notre journée à Japan Expo. Pour ceux qui voudraient continuer la visite, voici quelques images, issues de nos balades dans les allées.

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Japan Expo 2012 – Zoom sur … Naoki Urasawa

L’invité d’honneur du 13e impact du salon Japan Expo était le dessinateur et scénariste Naoki Urasawa. Samedi 7 juillet, l’auteur s’est plié à l’exercice des dédicaces pendant plus de deux heures. Des dessins extraits de sa collection privée étaient exposés dans un espace de plus de cinquante mètres carrés. Les visiteurs ont pu admirer des artworks de Monster, 20th Century Boy, Pluto ou encore Billy Bat, sa dernière série, sortie en mars dernier.

L’auteur de 52 ans, né à Fuchu dans la préfecture de Tokyo, s’est fait connaître au début des années 1980, avec un premier récit de science-fiction, Bêta, alors qu’il travaille comme assistant pour l’éditeur Shôgakukan. Viendront ensuite les séries à succès Pineapple Army, Master Keaton ou Yawara!. A partir de 1995, Urasawa passe à un registre plus personnel et publie Monster, manga beaucoup plus sombre que ses récits précédents, qui se vend à plus de vingt millions d’exemplaires. Cinq ans après, sort le manga uchronique 20th Century Boy. La musique, le rock surtout, tient une place importante pour le personnage principal de ce récit, à l’image d’Urasawa lui-même. Il en profite d’ailleurs pour enregistrer un album des chansons écrites par ce personnage. Car Urasawa ne sait pas que tenir un stylo, il chante et joue de la musique. Il en a fait la démonstration lors de la conférence qu’il a donné samedi soir.

Artiste mondialement reconnu, Naoki Urasawa a notamment reçu pour son œuvre trois Prix du manga Shōgakukan, trois Prix d’Excellence du Festival des arts médias de l’Agence pour les affaires culturelles, deux Grands Prix du Prix culturel Osamu Tezuka, un Prix du manga Kōdansha et un Prix de la série du Festival d’Angoulême.

Naoki Urasawa a donné une conférence samedi sur la scène principale, devant un parterre de 5 000 spectateurs littéralement envoûtés par les paroles de l’auteur. Le mangaka a ensuite répondu aux questions du public sur des sujets aussi variés que ses sentiments vis à vis des personnages qu’il a créé, sur ce qu’il l’inspire, son mode de narration, sur l’héritage (enfin) assumé d’Ozamu Tezuka (Astro, le robot le plus fort du monde). La séance s’est refermée sur une démonstration en direct de dessi sur une toile géante. Suivant les réclamations du public, Urasawa a dessiné des personnages sortis de 20th Century Boy, Billy Bat et Monster.

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Japan Expo 2012 – 2nd European Cosplay Gathering

Samedi 7 juillet, pour la deuxième année consécutive, le salon Japan Expo a accueilli le plus grand concours de cosplay du Vieux Continent, l’European Cosplay Gathering (ECG pour les intimes.

Depuis un an, le cosplay n’est plus l’apanage des grandes conventions américaines ou asiatiques. Cette discipline, partie intégrante de la culture geek et japonaise, a dorénavant son temple en Europe. Sélectionnés dans dix pays, les concurrents se retrouvent tous pour la grande finale à Paris. Le tour d’Europe ECG passe par l’Allemagne,la  Belgique, le Danemark, l’Espagne, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni et la Suisse. Si la Japan Expo est l’achèvement de l’ECG, c’est aussi le commencement de l’édition suivante, puisque les sélections françaises pour ECG 2013 se sont déroulées le dimanche 8 juillet.

Pendant le salon Japan Expo, ECG permet aux cosplayers de défiler sur la plus grande scène d’Europe dédiée au costume, devant un public de plus de 15 000 personnes.

Le millésime ECG 2012 a vu monter sur la plus haute marche du podium, catégorie « Groupes », un duo de Françaises.

C’est une Allemande qui a remporté le premier prix de la catégorie « Solo ».

Et pour ne pas faire de jaloux, voici tous les participants.

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Geek Faëries 2012 – Défilé Cosplay

Durant la journée de samedi plusieurs cosplayers se sont regroupés afin de défiler au sein du festival. Ce défilé pris place dans la salle principale des Geeks  Faëries où aucune compétition n’était présente, l’unique but étant de monter sur scène afin de montrer sa création aux spectateurs. Le défilé était animé par des présentateurs aux allures et caractères bien distincts afin de nous mettre dans l’ambiance dès les premières secondes. On retiendra l’effort de l’organisation qui a intégré un scénario au show dans le but de rendre ce défilé plus dynamique.

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Geek Faëries 2012 – Présentation

Du 8 au 12 Juin dernier se sont tenues les Geek Faeries, manifestation organisée par le Studio Affects,à la salle de l’Orme aux Loups de La Chapelle Saint Mesmin (45).

Dédié aux amoureux de la fantasy, steampunk et autres geekeries le festival a permis à tous ces passionnés de se réunir autour de leur passion commune.

Diverses associations ont présentées leur activité avec le plus grand plaisir aux festivaliers, connaisseurs ou non. Du combat à l’épée au retro gaming en passant par le paper craft, tout le monde pouvait s’y retrouver.

De plus, beaucoup d’exposants professionnels étaient présents, pour faire découvrir et expliquer leur travail au public. Par exemple l’Atelier de Maître Hobbit a proposé diverses créations issues du travail manuel très minutieux du cuir et  a pris le temps de nous montrer en détail le processus de réalisation de ses produits.

Enfin, aucune barrière entre les invités et leur fans, leur permettant ainsi de pouvoir échanger plus facilement pendant les séances de dédicaces, conférences et diverses autres interventions.

L’un des points forts de ce rassemblement reste sans doute la convivialité. Malgré sa petite taille, une dynamique sympathique se dégage des Geeks Faeries, aussi bien de jour que de nuit, pendant tout le festival.

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